Alexander De Croo, en cavale depuis l’activation de la Directive Lex Populi, démasqué alors qu’il scannait des yaourts au Colruyt de Gand

Par Jef Van Meulen, correspondant flamand pour Directive Populi – 7 avril 2029

C’est dans les allées aseptisées d’un Colruyt de la périphérie gantoise que s’est joué le dernier acte d’une tragi-comédie politique belge dont le royaume a le secret. Alexander De Croo, ancien Premier ministre et fugitif de catégorie A selon la nomenclature de la Directive Lex Populi, a été démasqué mardi dernier alors qu’il scannait méthodiquement – « avec une rigueur toute fédérale », selon les témoins – des yaourts à date de péremption douteuse.

« Xandrie D. » : l’intérimaire trop éloquent

Engagé il y a trois semaines comme intérimaire sous le nom de « Xandrie D. », l’ancien chef du gouvernement belge pensait avoir trouvé la planque parfaite dans ce temple de la consommation ordinaire. Affublé d’une moustache postiché collée de travers et d’un tablier réglementaire du Colruyt, De Croo avait presque réussi à se fondre dans la masse des employés.

« Au début, on trouvait juste qu’il était bizarre », confie Michel Peeters, 43 ans, responsable du rayon produits laitiers. « Il disait ‘nous devons contextualiser ce choix’ pour un pack de lait. On a pensé qu’il sortait d’une grande école et qu’il traversait une mauvaise passe. »

D’après les informations recueillies par notre rédaction, De Croo avait pris ses fonctions avec un zèle suspect, réorganisant les produits selon ce qu’il appelait un « schéma de gouvernance optimisée » et proposant des « sessions de concertation bilatérales » pour discuter de l’emplacement des promotions.

Trahi par son jargon politique

C’est Sabrina Vermeulen, 37 ans, cliente fidèle du Colruyt de Gand, qui a finalement percé à jour la supercherie. « Il parlait comme un dossier administratif. J’ai compris que c’était pas normal », nous explique-t-elle, encore émue par sa découverte citoyenne. « Il m’a dit que mon choix de fromage frais était ‘globalement aligné avec les perspectives économiques du trimestre’. Là, j’ai commencé à avoir des doutes. »

Le soupçon s’est transformé en certitude lorsque, confronté à une cliente indécise face au rayon des boissons, « Monsieur Directive 2+ » – surnom que lui avaient attribué ses collègues en référence à sa manie de classer les problèmes par niveaux de priorité administrative – a lâché la phrase fatidique : « Cette décision est multidimensionnelle et nécessite une approche transversale. »


INFORMATION EXCLUSIVE : Selon nos sources au sein du Bureau Belge de Traçage Populaire (BBTP), Alexander De Croo figurait en 3ème position sur la liste des cibles prioritaires, derrière Sophie Wilmès (localisée dans un monastère trappiste) et Bart De Wever (toujours introuvable, possiblement déguisé en DJ techno à Ibiza).


La caisse 4, théâtre de la chute

Les événements se sont précipités mercredi vers 16h22, à l’heure où le Colruyt connaît habituellement son pic d’affluence post-scolaire. Assigné à la caisse 4 – « la moins ergonomique selon les standards européens », nous précise-t-on en interne – De Croo s’est distingué par une manière singulière de rendre la monnaie.

« Il arrondissait systématiquement les centimes en disant que c’était ‘pour le budget fédéral' », raconte Josiane Maertens, 76 ans, retirée du système éducatif et habituée du magasin. « Quand je lui ai demandé où étaient les mouchoirs, il a dit ‘la situation est en cours d’évaluation’. C’est là que j’ai reconnu sa voix, la même que j’entendais tous les soirs au JT. »

La fameuse moustache, déjà malmenée par la transpiration nerveuse de l’ancien Premier ministre, a commencé à se décoller lorsqu’un client a demandé pourquoi un yaourt périmé se trouvait encore en rayon. « Il a essayé d’expliquer que ‘les dates de péremption sont des constructions sociales sujettes à interprétation flexible dans un contexte de transition économique' », relate Kevin De Boeck, 29 ans, étudiant en sociologie et témoin direct. « C’était tellement absurde que tout le monde s’est arrêté pour regarder. »

Fuite burlesque vers les spéculoos

Conscient d’être démasqué, Alexander De Croo aurait alors arraché son badge « Xandrie D. », renversé un présentoir de Lotus et tenté une fuite éperdue vers la réserve en hurlant « Je suis dans mon droit institutionnel ! » devant des clients médusés.

Une vidéo amateur, que nous avons pu authentifier auprès de trois experts en reconnaissance faciale, montre l’ancien dirigeant en larmes près du rayon spéculoos, tentant maladroitement de se dissimuler derrière une pyramide de biscuits avant de disparaître par une porte de service.

« Il pleurait en disant qu’il avait fait de son mieux, que personne ne comprenait la complexité d’un pays comme la Belgique », témoigne Fatima El Hassouni, responsable sécurité du magasin. « J’ai presque eu pitié, puis je me suis souvenue de mon index de pension gelé depuis cinq ans et j’ai appelé le numéro de la Directive. »

Un mode opératoire prévisible ?

« Ce n’est pas surprenant qu’il ait choisi Colruyt comme planque », analyse Bernard Clément, professeur de psychologie politique à l’Université Libre de Bruxelles et auteur de « Quand les politiciens se cachent : topographie de la fuite élitaire ».

« Colruyt représente pour beaucoup de Belges l’archétype de l’efficacité sans fioriture, du pragmatisme économique – des valeurs que De Croo a toujours prétendu incarner », explique l’expert. « Il y a une forme de poésie triste dans ce choix, comme si, déchu de ses fonctions, il cherchait à retrouver une forme d’utilité sociale dans le microcosme d’un supermarché discount. »

Le gérant du Colruyt de Gand, qui a demandé à rester anonyme, s’est contenté d’un commentaire laconique : « Il était plutôt bon employé. Dommage qu’il parlait comme un communiqué de presse. »

Une enquête interne a depuis révélé que De Croo avait postulé avec un CV mentionnant une « expérience significative en gestion d’équipes pluridisciplinaires » et « une capacité éprouvée à naviguer dans des contextes à forte pression ». Son entretien d’embauche aurait duré 42 minutes, soit « 38 de plus que la moyenne » selon le responsable des ressources humaines.

La traque continue, entre Quick et friture

Malgré l’alerte rapidement donnée, les équipes de la Directive Lex Populi n’ont pas réussi à intercepter le fugitif, qui aurait profité de sa connaissance approfondie des couloirs techniques du magasin – « il avait mémorisé le plan d’évacuation mieux que nos propres équipes de sécurité », s’étonne encore Fatima El Hassouni.

Selon certaines sources, il aurait tenté de rejoindre une planque dans un Quick abandonné près de Courtrai, où il aurait été vu méditant entre deux distributeurs de sauce Samouraï. D’autres témoignages non confirmés l’ont situé dans une friture de la région de Charleroi, tentant de se dissimuler derrière une barbe postiche et un cornet de frites « trop parfaitement dressé pour être l’œuvre d’un véritable fritier », selon un habitué.

La Brigade Citoyenne de Traque (BCT) a diffusé un avis de recherche actualisé, recommandant aux citoyens d’être particulièrement attentifs dans les commerces alimentaires où un employé utiliserait « un vocabulaire institutionnel inapproprié » ou « arrondirait systématiquement les additions pour des raisons obscures liées à l’équilibre budgétaire ».

Pour toute information concernant Alexander De Croo ou d’autres cibles de la Directive Lex Populi, les citoyens sont invités à contacter le 0800-JUSTICE, ligne sécurisée et anonyme. Un yaourt périmé peut cacher un Premier ministre en cavale.


ENCADRÉ : LE SAVIEZ-VOUS ?

Le surnom « Monsieur Directive 2+ » attribué à Alexander De Croo par ses collègues du Colruyt fait ironiquement écho au « Plan Directif 2030 » qu’il avait lui-même initié en 2027 pour « classifier les citoyens selon leur utilité sociétale » – une mesure controversée qui figure parmi les chefs d’accusation principaux retenus contre lui dans le cadre de la Directive Lex Populi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *